Résumé de l’éditeur:

On l’appelle la Ronce de Camorr. Un bretteur invincible, un maître voleur. La moitié de la ville le prend pour le héros des miséreux. L’autre moitié pense qu’il n’est qu’un mythe. Les deux moitiés n’ont pas tort.
En effet, de corpulence modeste et sachant à peine manier l’épée, Locke Lamora est, à son grand dam, la fameuse Ronce. Les rumeurs sur ses exploits sont en fait des escroqueries de la pire espèce, et lorsque Locke vole aux riches, les pauvres n’en voient pas le moindre sou. Il garde tous ses gains pour lui et sa bande : les Salauds Gentilshommes.
Mais voilà qu’une mystérieuse menace plane sur l’ancienne cité de Camorr. Une guerre clandestine risque de ravager les bas-fonds. Pris dans un jeu meurtrier,
Locke et ses amis verront leur ruse et leur loyauté mises à rude épreuve. Rester en vie serait déjà une victoire…

Comment ce livre est-il arrivé entre mes mains?

Il y a environ un an, j’ai beaucoup entendu parler de ce roman, que ce soit parmi mes amis ou en me promenant sur internet. Les échos étaient globalement très positifs, donc quand j’ai eu l’occasion de me le procurer d’occasion, je n’ai pas vraiment hésité.

Mon avis

Je vous présente Camorr, ville fort sympathique reconnue pour son port, sa vie tranquille et sécurisé pour les pairs du royaume ainsi que son festival avec les réjouissances les plus divertissantes du pays: combats  des fameuses contrarequiallas contre des requins, exécutions de prisonniers,… sur lesquels vous pourrez parier autant que vous voulez! Bref un lieu de villégiature idéale pour les nobles fortunés. Un peu moins pour les autres!
 
Les Salauds gentilshommes menés par Locke Lamora sont une des nombreuses bandes de voleurs de Camorr. Il doivent leur allégeance au Capa Barsavi, parrain de la ville. Il lui remette chaque semaine une part de leur « récolte » en échange de « sécurité ». Leur bande est petite, mais a la confiance du Capa, ce qui leur permet d’être libre de leurs actes dans la ville. La seule règle est de ne pas rompre la « paix secrète », le duc Nicovente a un accord secret avec le Capa Barsavi: les nobles ne doivent jamais être volés, tout comme les gardes et ces derniers fermeront les yeux sur les trafics en tout genre des bandes et sur les vols concernant les roturiers comme les commerçants ou les artisans. Bien sur, ce que tous ignorent, c’est que les Salauds Gentilhomme ne respectent pas cette règle et montent des arnaques gigantesque contre les nobles. Leur butin secret est énorme, même s’ils ne s’en servent pas: le but est de voler, la suite est moins intéressante à leurs yeux.
On va suivre dans ce tome, entre autre, la plus grosse arnaque jamais montée par Locke et ses complices. L’idée est vraiment bonne, et la narration avec des interludes qui nous narrent le passé des Salauds gentilshommes, est bien menées. Les mensonges et les manipulations s’enchaînent et on s’en réjouit avec Locke et sa bande. Le seul gros problème, c’est qu’il y a des longueurs. J’ai vraiment eu du mal à entrer dans l’histoire avant environ le tiers du roman.
A partir de là, les choses prennent en intensité et on s’immerge bien plus dans le récit. Le suspense monte à mesure que la situation se complique.
J’ai aimé cette ville prise dans la violence, les jeux de pouvoirs et la manipulation, mais qui reste debout grâce à un accord fragile et secret entre la mafia locale et le pouvoir officiel. Ils se soutiennent l’un l’autre et en tirent mutuellement profit: un système cynique mais pragmatique.
 
Les personnages, et en particulier Locke Lamora, sont tous malhonnêtes. Ils mentent, volent, tuent et manipulent sans scrupules ou presque. J’ai pourtant beaucoup aimé ces « héros » cupides qui risquent leurs vies juste pour le plaisir de voler et d’appliquer ce que leur maître, Chains, leur a appris. La plupart des protagonistes sont un danger pour eux: le mystérieux Roi Gris, les nobles, la garde de Minuit et même leurs alliés comme le Capa et son entourage. Ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes.
J’ai vraiment apprécié le fait que tous les personnages aient une âme. Ils sont tous intéressants et ont un rôle dans l’histoire, même Sabetha, le grand amour de Locke, qu’on ne voit absolument jamais, a une présence tout au long du récit. Grâce à cela, on s’attache à ce monde plein de noirceur et à ses habitants.

L’histoire et son dénouement, à rebondissements successifs, m’ont vraiment plu. Là encore, le seul gros défaut de ce livre est sa lenteur. Au début, mais également un peu avant la fin, on sent des longueurs qui ne tiennent pas au nombre de pages. C’est en partie lié aux descriptions, qui sont souvent LE défaut des œuvres de fantasy.
 
Pour conclure, ce livre aurait pu être génial sans ses longueurs intempestives. Il n’en reste pas moins très bien et j’ai déjà acheté la suite pendant la petite opé de Bragelonne. J’ai hâte de savoir comment nos héros vont se sortir de tous les problèmes qu’ils ont causés!
Informations pratiques:
Paru en France chez Bragelonne en 2007
1er tome d'une suite de sept livres (3 parus à ce jour)
Existe en e-book (5.99€), en poche (8.90€) et en Broché 25€).
 
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