Résumé:

Jusqu’à ce que Richard Cypher sauve cette belle inconnue des griffes de ses poursuivants, il vivait paisiblement dans la forêt. Elle ne consent à lui dire que son nom : Kahlan. Mais lui sait déjà, au premier regard, qu’il ne pourra plus la quitter. Car désormais, le danger rôde en Hartland. Des créatures monstrueuses suivent les pas de l’étrangère. Seul Zedd, son ami le vieil ermite, peut lui venir en aide… en bouleversant son destin. Richard devra porter l’Épée de Vérité et s’opposer aux forces de Darken Rahl, le mage dictateur. Ainsi commence une extraordinaire quête à travers les ténèbres. Au nom de l’amour. A n’importe quel prix.

Comment ce livre est-il arrivé entre mes mains?

Je l’ai acheté en livre numérique lors de la dernière grosse (2016) opé de l’éditeur Bragelonne. Ce livre est bien sûr très connu et je voulais découvrir cette série, sans pour autant que ce soit le coup de cœur à lire immédiatement. Je l’ai laissé traîner dans ma PAL avant de le ressortir grâce à vous, qui avez voté pour!

Mon avis

L’épée de vérité débute après le meurtre sauvage du père de Richard, le héros. Il part à la recherche d’indice pour découvrir le coupable, contre l’avis de son frère, premier Conseiller de Terre d’Ouest, leur pays. Lors de son enquête en forêt, il croise une très belle jeune femme poursuivie par des assassins et l’aide à s’enfuir, puis à les affronter. Lorsqu’elle lui raconte la raison de sa venue, il  la conduit chez son ami Zedd où il découvrira son propre destin: Sourcier, porteur de l’épée de vérité. Il va devoir lutter contre le mal, Darken Rahl et ses alliés, et ainsi, sauver le monde!

Le récit nous fait entrer dans un univers de fantasy touffu et bien construit. Il est totalement cohérent et on sent qu’on ne fait que l’effleurer dans ce premier tome. Ce monde est assez violent. On y croise des monstres terribles, mais également des humains prêts à tout (viol, tortures, meurtres,…). Une réalité somme toute assez classique dans ce genre littéraire. Il y a, cependant, un concept qui m’a fait frissonner: les Mord-sith. Tout au long des chapitres qui traitent d’eux, j’ai ressenti un terrible malaise, mais je ne vous gâcherai pas la découverte!

J’ai eu cependant du mal à ressentir de l’empathie pour Richard. Je l’ai trouvé trop lisse, trop soumis et j’ai eu beaucoup de mal à lui trouver un intérêt. Sa qualité principale est de toujours chercher la vérité, sans détour ou simagrées. Bien qu’il évolue beaucoup au fil du roman et de son apprentissage, mon amour pour lui n’a pas grandi. J’ai par contre apprécié Kalhan, femme puissante et implacable, dont la carapace se fendille lors de sa rencontre avec le héros. On ne sait pas vraiment ce qu’elle est, tout comme lui, même si on se doute que ce n’est pas une petite chose fragile. Cela rend l’instinct protecteur de Richard très agaçant, même si, il faut bien l’avouer, elle fait de même avec lui! Ah, l’amour….

Zedd est vraiment mon personnage préféré. Il est amusant et plus profond qu’on ne pourrait croire. Je me suis aussi beaucoup attachée à la petite Rachel, que l’on croise assez tardivement dans le roman, adorable de naïveté et de douceur, malgré la vie terrible qu’elle doit affronter. Chase et Michael sont également des protagonistes secondaires intéressants.

Le grand « méchant », Darken Rahl est un de ces despotes qui croit dur comme fer à son bon droit de régner sur les autres. Il est d’une cruauté sans nom, impitoyable et, cela va souvent ensemble, mégalomane. Il souhaite imposer un culte de la personnalité et des règles aberrantes qui correspondent à son délire d’être sans rival (pas de magie, pas de feu,…). Il est entouré de personnages peu recommandables comme Demmin Nass, pédophile sadique ou encore, la reine Milena et sa fille Violette, monarque qui m’a fait penser à la reine de cœur, en moins sympathique, et sa fille, petit tyran pervers et cruel. On ne les déteste pas, on les exècre!

Un des problèmes principaux de ce roman, malgré des péripéties divertissantes et variées, est la prévisibilité des rebondissements. On les sent venir à 100 pages! La seule vraie surprise est tout à la fin, dans la révélation faite par Zedd (spoiler: et encore, on se doute que Georges Cypher n’est pas le vrai père de Richard, la surprise est sur l’identité du géniteur). On ressent également quelques longueurs au fil des très nombreux évènements et rebondissements qui ponctuent l’aventure de Richard.

Pour conclure, j’ai trouvé ce livre très moyen, avec peu d’originalité et un style banal. La fin se suffisant à elle-même, je ne suis pas sûre d’enchaîner avec la suite (15 tomes!) avant un bout de temps. A lire pour la découverte.

Informations pratiques:
Paru en 2003 chez Bragelonne, 532 pages (25.00€)
Premier d'une série de 15 livres.
Existe en livre numérique (5.99€) et poche (9.99€), 840 pages.
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