Résumé:

Les temps sont funestes pour l’humanité, qui a presque disparue de la Terre, vaincue par des machines douées de conscience. Les derniers humains vivent confinés dans le pays de Midgard, entouré par une infranchissable barrière de brouillard. Au-delà, personne ne sait précisément ce qu’est devenu le monde. Dans les arènes de Gindeen, la seule ville du pays, des combats se succèdent toute la journée. Dans l’Arène 13, on mise sur celui qui, le premier, fera couler le sang, on parie sur celui qui trouvera la mort… Un jour, un jeune garçon, Leif, arrive à Gindeen… Il a l’ambition de devenir le meilleur combattant de l’Arène 13, et de défier Hob l’infâme créature qui terrorise les habitants et vole leurs âmes.

Comment ce livre est-il arrivé entre mes mains?

J’ai lu la critique de Saiwhisper (ici) et cela m’a donné envie de le découvrir. Je l’ai donc acheté en livre électronique, puis il est arrivé dans ma liste de lecture grâce à mon article « Faites moi lire! ».

Mon avis:

Ce roman mêle la science-fiction à la fantasy, tout cela dans un univers dystopique. Le peuple de Midgard est soumis à un djinn maléfique, Hob et à ses sbires répugnants, les chacals. Ce monstre sanguinaire torture et tue (en volant l’âme de sa victime) en toute impunité.  C’est le mal incarné, que le héros va sous-estimer, avant de prendre conscience de sa cruauté sans limite.

Leif, jeune orphelin, arrive à Gindeen pour combattre dans les arènes. Il souhaite devenir le meilleur en étant entraîné par le mythique Tyron et ainsi, pouvoir affronter Hob dans l’arène 13, la seule où les combats à mort ont lieu. C’est un jeune homme impulsif, bagarreur, mais intelligent et sensible. On s’attache facilement à lui, malgré ses faux-airs de gros dur. Il va entrer dans « une famille » : Tyron, bourru mais très paternel, Kern, le formateur idéal, Palm, le petit crétin fils à  papa, Deinon, le garçon doux et discret et enfin Kwin, la fille de Tyron. Les personnages sont classiques, mais forment un ensemble cohérent. La seule que je n’apprécie vraiment pas est Kwin. Elle est capricieuse, lunatique et égoïste. Son seul atout est sa lutte contre un système patriarcal oppressant (d’accord avec toi Saiwhisper là-dessus!). Je sens qu’elle va mener Leif  sa perte ou, du moins, à de sacrés ennuis dans la suite.

Le système des arènes est, quant à lui, très bien décrit et vraiment intéressant. Les règles des combats sont complexes et précises. On pourrait s’y croire! Je ne les détaillerais pas ici pour vous laisser le plaisir de la découverte! Cependant, un aspect en particulier a retenu mon attention: les lacres. Ils sont mystérieux, dérangeants et leur rôle est  bien plus crucial que ce que l’on pourrait croire, comme le sous entend Tyron. J’ai hâte qu’ils soient plus développés dans la suite, afin de mieux comprendre leur origine ainsi que leurs capacités. Dans ce tome initiatique, Leif découvre en détail chaque aspect de sa future vie de combattant de l’arène: les règles strictes de son entraîneur, la programmation des lacres, les stratégies des Min et des Mag, le combat à l’épée,…

Comme dans toute bonne dystopie, le système en place est brutal et soumet le peuple à des horreurs, auxquelles il ne peut réagir sans conséquences désastreuses. La violence latente peut se déchaîner à tout moment, sur n’importe qui. Cela fait réfléchir aux limites de ce que l’on peut accepter ou faire pour sauver sa peau et celle de ceux qu’on aime. Le héros est la petite étincelle qui, probablement, fera changer les choses. On ne ressent pourtant pas beaucoup cet aspect des choses, car on est centré sur la volonté de Leif de se battre dans l’arène. Il y a, bien sur, des découvertes au fil de la lecture, mais les éléments de ce schéma ne sont pas vraiment présents (spoilers: sauf à la fin, avec les révélations de Tyron). Cela permet de profiter de l’histoire qui n’est pas linéaire, et même parfois, être surpris par les développements.

J’ai vraiment aimé cette histoire, très prenante. Cette plongée dans un univers assez difficile à classer, entre les combats de gladiateurs antiques et les simulations d’Ender (Orson Scott Card, La stratégie Ender), m’a captivée. Le monde développé par Joseph Delaney est original et bien trouvé, ce qui est très appréciable dans le genre des dystopies YA. Bien qu’on se doute du tournant que prendra la suite, j’ai envie de découvrir comment et quand cela arrivera. Le tome 2 est sorti il y a peu (le 25 janvier), il faut que je me le procure!

Informations pratiques:
Paru chez Bayard Jeunesse en octobre 2015, 390 pages (15.90€).
1er tome d'une série. (Deuxième tome paru le 25 janvier 2017).
Existe en livre numérique (11.99€).

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