Mini-chronique

Mini-chroniques #2

Voici une nouvelle suite de mini-chroniques. J’espère que ce format vous plaît autant qu’à moi. Vous trouverez mon avis sur trois livres très différents les uns des autres.

Je ne sais pas dire non, quand faire plaisir aux autres rime avec oubli de soi, Karine Danan

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Après une thérapie de couple qui s’est terminée par une rupture, Esther revient sur le divan, seule cette fois, pour dévoiler un lourd secret. Au fil des séances avec sa thérapeute, elle va comprendre comment un traumatisme subi dans l’enfance l’a conduite à sacrifier sa vie aux désirs des autres.

Esther ne sait pas dire non. Au travail, avec sa famille, face à son compagnon, elle « prend sur elle », au mépris de son intégrité et de ses désirs. S’adapter, faire plaisir à l’autre à tout prix, se sentir coupable… ces schémas l’exposent à la violence conjugale, au harcèlement moral et sexuel, lui interdisent tout avenir amoureux. Sur le divan de sa thérapeute, elle prend conscience qu’elle répète dans sa vie d’adulte un douloureux scénario de son enfance, et trouve le chemin vers la résilience, la liberté d’être soi…

Une amie m’a prêté ce livre parmi d’autres, qui étaient tous orientés vers le développement personnel. Je pensais donc trouver un guide de la confiance en soi. Ce livre raconte en fait la thérapie d’une femme récemment divorcée à travers ses discussions avec sa psychopraticienne. Les faits et les noms sont assez modifiés pour que l’on ne reconnaisse pas la patiente, mais c’est basé sur une histoire réelle. Je ne m’attendais pas du tout au tournant qu’a pris le récit, car je ne m’étais pas renseignée sur ce livre avant de le commencer. Cela m’a donc vraiment choquée et bien que je ne sois pas grande amatrice des témoignages, je voulais vraiment savoir si Esther réussi à se sortir de ses traumatismes qui la pousse à faire passer le désir des autres avant le sien. De petits intermèdes entre les chapitres nous expliquent des notions de psychologie, ce qui permet de mieux comprendre l’analyse d’Esther et la psychologie en général. Une lecture intéressante, un témoignage qui nous mène dans les affres de la souffrance ressentie par les personnes victimes de leur entourage, sans tomber dans le voyeurisme.

Mon nez, mon chat, l’amour et moi, Louise Rennison

Georgia Nicolson a 14 ans et trouve que sa vie est un enfer ! Son chat se prend pour un rottweiler, son père voudrait aller vivre en Nouvelle-Zélande, sa mère porte des jupes trop courtes pour son âge, sa meilleure amie ne perd pas une occasion de lui casser le moral et le garçon le plus canon du quartier sort avec une cruche aux oreilles décollées au lieu de comprendre que Georgia est la femme de sa vie. Enfin, s’il n’y avait que ça, elle pourrait survivre, mais il y a cette chose gigantesque au milieu de son visage, son nez !

 

Ce livre est un souvenir d’ado. J’avais ri à en pleurer en découvrant les aventures de Georgia, Jaz’, Super Canon et cie. L’histoire se déroule sur plusieurs tomes et je me souviens en avoir lu 4, mais le premier reste une référence pour moi. J’en ai même gardé quelques expressions uniques comme « avoir un QI de mouche morte. J’ignore si j’aurais pu le lire en tant qu’adulte, mais pour les adolescents, cœur de sa cible, il est hilarant. C’est un livre sans prétention qui est vraiment drôle, à conseiller à tous les ados voir les grands ados, pour la découverte.

Fièvre noire, les chroniques de MacKayla Lane tome 1, Karen Marie Monning.

« Ma philosophie tient en quelques mots : si personne n’essaie de me tuer, c’est une bonne journée. Autant vous le dire, ça ne va pas très fort, depuis quelques temps. Depuis la chute des murs qui séparaient les hommes des fäes. Pour moi, un bon fäe est un fäe mort. Seulement, les fäes Seelie sont moins dangereux que les Unseelie. Ils ne nous abattent pas à vue. Ils préfèrent nous garder pour… le sexe.
Au fait, je m’appelle MacKayla Lane. Mac pour les intimes. Je suis une sidhe-seer.
La bonne nouvelle : nous sommes nombreux.
La mauvaise : nous sommes le dernier rempart contre le chaos. »

Mackayla Lane débarque en Irlande pour résoudre le meurtre de sa sœur car la police locale n’avance pas d’un pouce. Elle laisse ses parents, opposés à son départ, au Texas où elle a grandi. La naïve blonde américaine va vite déchanter et surtout découvrir un monde qu’elle n’imaginait pas… L’histoire en elle-même reste assez classique( on débute par un simple intrigue liée à un meurtre puis on s’oriente de plus en plus vers la fantasy) et j’ai fini la série de livres en grande partie grâce à l’univers fantastique inspiré des légendes et mythes irlandais : Les fäes (fées) ne sont pas si gentilles et ne vous veulent pas de bien. J’ai aimé l’idée de revisiter le mythe des fäes et des créatures mythiques celtes. Je suis restée scotchée même s’il faut bien l’avouer, le style reste très basique.

Par contre, l’héroïne est franchement agaçante et idiote pendant les deux bons tiers du livre, j’ai commencé à l’apprécier vers la fin du premier tome. Quant à l’aspect sensuel et « érotique » de l’histoire, il tend parfois (souvent) vers le ridicule: ça se veut osé, mais ça reste un livre pour ado.
Les autres personnages principaux sont très caricaturaux que ce soit Barrons (l’homme dangereux mais qui attire irrésistiblement Mac), le prince fäe (charmeur, sublime mais dangereux) ou encore la vieille sorcière, patronne des sidhe-seers.
L’intérêt des protagonistes du livre réside dans les relations de confiance/défiance qu’ils ont avec Mac. L’héroïne ne sait à qui elle peut confier sa vie, perdue, seule et, du moins au début, sans défense. Qui est digne de confiance? Qui essaie de l’utiliser? Qui sont les « gentils » et les « méchants »? Ces questions ne cessent de se poser au long des 5 livres et les réponses ne vont pas de soi…

Un monde intéressant, des personnages mystérieux, mais archétypes et une histoire classique avec quelques originalités : en deux mots un livre plutôt agréable, à lire en réveillant la part adolescente de votre cerveau sous une couette un dimanche après-midi!

Ces mini-chroniques sont terminées: un livre qui m’a surprise, une réminiscence de mon adolescence et de la bit-lit que j’ai trouvé potable. Avez-vous déjà lu une de ces œuvres? Et votre avis rejoint-il le mien? Sinon, n’hésitez pas à me dire pourquoi vous n’êtes pas d’accord! Bon weekend à tous!

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14 réflexions au sujet de “Mini-chroniques #2”

    1. Fièvre noire n’est pas désagréable, j’ai quand même tenu les cinq tomes! Je ne retire aucun de mes arguments, mais ça reste assez bon pour passer un moment agréable 😉
      Les histoires de Georgia sont assez mythiques pour notre génération je crois, en fait! ^^

      Aimé par 1 personne

    1. C’est aussi pour ça que je l’ai lu, le titre. Après, je ne pense pas que tu pourras te reconnaître dans l’histoire, car c’est vraiment un cas particulier (en tout cas, j’espère pour toi).
      Le livre reste tout de même très intéressant à lire par contre 🙂

      Aimé par 1 personne

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