Chronique

Le pion blanc des présages, La Belgariade tome 1, David (et Leigh) Eddings

Résumé:

Les dieux créèrent l’homme, et chaque dieu choisit son peuple. Mais Torak, le dieu jaloux, vola l’Orbe d’Aldur, le joyau vivant façonné par l’aîné des dieux, et ce fut la guerre. Le félon fut condamné à un long sommeil hanté par la souffrance.
Les siècles ont passé sur les royaumes du Ponant. Les livres des présages sont formels : Torak va s’éveiller. Et l’Orbe a disparu pour la seconde fois. Que le maudit la trouve à son réveil et il établira son empire sur toutes choses. Belgarath le sorcier parviendra-t-il à conjurer le sort ? Dans cette partie d’échecs cosmique, il a réussi à préserver une pièce maîtresse : le dernier descendant des Gardiens de l’Orbe. Un simple pion, et si vulnérable…

Comment ce livre est-il arrivé entre mes mains?

J’ai obtenu ce livre grâce à mon amie Joséphine qui me l’a offert pour mon anniversaire.

Mon avis:

Le récit commence par une présentation du panthéon de ce monde: la légende de la création de l’univers et de la traîtrise du dieu Torak, voleur de l’Orbre de son frère, Aldur. L’objet a été récupéré et confié à des gardiens, jusqu’au retour du traître qui a été annoncé dans une prophétie. L’histoire avance de quelques siècle pour se concentrer sur la vie du jeune Garion. Il grandit paisiblement dans la ferme de Faldor en Sendarie avec sa tante Pol, cuisinière en chef. Il fait les 400 coups avec ses amis Rundorig, Doroon et Zubrette. Un de ses grands plaisirs est d’écouter les récits de Sire Loup, un vagabond conteur qui séjourne plus ou moins régulièrement dans la ferme. Peu de temps après ses 15 ans, il va devoir tout quitter pour suivre sa tante et retrouver un objet perdu.

Bienvenu dans un univers de pure High fantasy: Dieux, magiciens, artefacts magiques et destinée. J’avais un peu peur d’un style trop grandiloquent, mais je suis tombée petit à petit sous le charme de cette histoire. Si au début les différentes régions et peuplades sont un peu difficiles à identifier, l’auteur nous transporte en Sendarie et on assimile les bases assez facilement. Ce premier tome introduit le monde et les personnages qui vont former la troupe autour de Garion.

L’univers de ce roman est divisé en plusieurs royaumes et peuples qui cohabitent plus ou moins pacifiquement. L’auteur s’est beaucoup inspiré de Tolkien, mais il a réussi à inventer son propre monde. J’ai adhéré à l’organisation politique des royaumes qui ont chacun leur histoires. On se fabrique assez facilement une image des habitants et de leur variété à travers les préjugés et histoires véhiculés par les différents protagonistes. La construction de ce paysage est vraiment bien amené, parfois subtilement, parfois plus directement par les contes de Sire Loup.

Garion est un jeune garçon qui porte un regard naïf sur le monde, malgré une petite voix intérieure qui le guide parfois vers les bons choix. Il ne l’écoute pas souvent d’ailleurs! Son éducation sendarienne l’a rendu un peu trop terre à terre et lorsqu’il est confronté à des évènements qu’il ne comprend pas, il a tendance à refuser de les croire. Le lecteur comprend bien avant lui qui il est et qui sont ses compagnons d’aventures. Bien qu’il ignore beaucoup, il a conscience qu’on lui cache des choses sur son passé, sa famille et son avenir. La dualité entre son côté naïf ignare et son envie de comprendre lui font faire un certain nombre de bêtises, mais le rende très attachant.

Les compagnons de notre héros sont Tante Pol, Sire Loup, Dunrik, Silk et Baral. Ce sont des personnalités hétéroclites, mais qui forme un ensemble intéressant. Ils dissimulent tous des secrets et on ne fait qu’effleurer qui ils sont vraiment. La dynamique du groupe évolue au fil de leur voyage et des lieux qu’ils visitent. Cela perturbe d’ailleurs Garion qui a l’impression de perdre tous ses repères. Les protagonistes secondaires sont, quant à eux, bien construits. Cela permet une immersion totale dans cet univers.

Le récit m’a tenu en haleine malgré le peu d’action que l’on rencontre. Beaucoup d’éléments sont sous-entendus, ce qui maintient une certaine tension: quant aux erreurs que pourrait commettre Garion dans son ignorance ou encore les dangers insoupçonnés qui pourraient surgir. Cette histoire mêle aventure, magie, complots politiques et prophétie avec brio. La fin met en place les « pions » et donne envie de comprendre plus en profondeur les enjeux de l’histoire.  Ce tome introductif est vraiment réussi à mes yeux et j’espère que la suite répondra aux attentes qu’il a créées. Un classique de la fantasy à découvrir!

 

Informations pratiques:
Paru en 1982 aux USA et en 1990 en France chez Pocket, 352 pages (7.80€).
Premier tome d'une série de 5 livres, suivie d'une autre série La Mallorée (5 tomes) et de deux préquelles (2 tomes chacun).
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7 thoughts on “Le pion blanc des présages, La Belgariade tome 1, David (et Leigh) Eddings”

  1. Contente de voir que ce roman t’a plu! 🙂 Moi c’est une de mes sagas fantasy préférée! 😀 J’ai totalement adhéré à l’univers et me suis très vite attaché aux personnages! J’adore le « duo » Silk-Baral qui m’ont souvent fait sourire!! ça me donne envie de les relire!

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