Chronique

Wonder Woman, Warbringer, Leigh Bardugo

Résumé:

Un bateau explose au large de l’île de Themiscyra où vivent les Amazones. Bravant l’interdiction d’accueillir des humains sur l’île, la princesse Diana, 17 ans, décide de porter secours à Alia, une jeune fille de son âge. Mais à quel prix ? Descendante d’Hélène de Troie, Alia est une Warbringer : elle fait souffler partout un vent de discorde. Elle devait mourir dans le naufrage. En la sauvant, Diana a non seulement enfreint la loi de son île mais aussi ébranlé l’ordre du monde. Tout l’oppose à Alia, jeune ambitieuse qui évolue dans la haute société new-yorkaise et la prend pour une top model prisonnière d’une secte primitive. Pourtant, ensemble, elles vont devoir contrer la malédiction qui pèse sur Alia. Armée de son lasso de vérité et de ses bracelets pare-balles, Diana suit Alia à New York. Elle va découvrir l’amitié, l’amour et la trahison tout en apprenant ce que signifie être une super-héroïne..

Comment ce livre est-il arrivé entre mes mains?

Lorsque j’ai reçu un colis récemment d’Once upon a book, j’ai été dépitée par le choix des livres et très déçue. Mon chéri a vu ça et m’a commandé ce livre que je lui avais montré peu de temps avant pour me réconforter! ❤

Mon avis:

Ce roman suit Diana, princesse des amazones, qui doit s’enfuir de l’île sanctuaire de son peuple pour sauver Alia, naufragée après l’explosion de son bateau (grosso modo le même début que le dernier film). En agissant ainsi, elle trahit les lois  les plus importantes de sa communauté qui vit loin des humains depuis toujours. Alia est, quant à elle, une jeune femme qui veut découvrir le monde et s’échapper du cocon doré dans lequel elle a grandi.  Elle est également maudite: comme inscrit dans le titre, c’est une Warbringer. Elle crée des disputes, des bagarres autour d’elle et le simple fait qu’elle vive risque de déclencher une guerre mondiale. Elle n’a absolument pas conscience de cet état de fait, même quand Diana tente de lui expliquer. En bonne jeune fille du XXIème siècle, elle ne croit pas une seconde à cette histoire.

Le contraste entre Diana et Alia est vraiment très drôle. Les remarques de l’amazone sont comiques et pointent très bien les problèmes de notre société dans sa naïveté, que ce soit le sexisme ou la société de consommation. Je me suis bien amusée! Ce n’est pas très innovant, mais c’est vraiment distrayant. Les deux jeunes femmes sont aussi intéressantes l’une que l’autre et leur duo fonctionne très bien tout au long de l’histoire. Je me suis autant attaché à l’une qu’à l’autre.

Les autres personnages sont à la fois classiques et originaux, avec un gros point positif pour les personnages féminins. Nim est la meilleure amie, fana de fringues excentrique, qui a subi les mêmes persécutions racistes qu’Alia, mais également à cause de son homosexualité. Elle amène une fraîcheur géniale à l’histoire et sa rencontre avec Diana est vraiment chouette. Je l’ai adorée. Jason m’a beaucoup moins plu, c’est automatique, les grands frères trop protecteurs m’agacent instantanément. Ses joutes verbales (mais pas que) avec Diana sont savoureuses. Oui, elle lui ferme son clapet! Merci! 😀 Enfin, Théo est le plus cliché, le blagueur geek, mais il s’intègre bien dans le petit groupe.

Le point très positif de ce livre est son message. Je ne sais pas comment le traduire: girl empowerment. Diana Prince est un modèle génial de jeune femme intelligente, indépendante, courageuse et honnête. C’est la super héroïne idéale qui botte les fesses des clichés sur les femmes.  Elle va sauver le monde en protégeant Alia, sans avoir besoin de personne. C’est une quête d’apprentissage où elle va découvrir que l’amitié et le courage peuvent se trouver même là où on s’y attend le moins. 

Elle va devoir également se trouver elle-même. Diana rêve de faire ses preuves pour démontrer aux autres amazones qu’elle mérite son rang, même si elle n’a pas gagné sa place comme elles. Elle ne se laissera cependant pas corrompre par son ambition et ses pouvoirs: une vraie super-héroïne!

J’ai bien aimé le style de l’auteure (et la traduction du coup), très vivant, on voit le film se dérouler sous nos yeux. Je trouve que ça correspond vraiment bien à ce type de livre inspiré d’un comic. L’univers mythologique DC m’a totalement emportée, je suis une fan de supers-héros et j’adore la mythologie classique. Les deux ensemble: je suis super bon public. Je précise ici que je ne connais pas les comics originaux de Wonder-Woman. Tout ce que je sais de cette héroïne me vient des dessins-animés DC et du film. Je ne peut donc pas juger l’adaptation du personnage et sa fidélité à l’histoire originelle.

Il y a bien sur des points faibles et le plus gros, je vous le donne dans le mille: la romance. J’ai trouvé qu’elle était vraiment inutile et nunuche (Énorme spoiler: en plus, je n’aime pas Jason, mais pas du tout dès le début! J’ai eu l’impression que la romance ne servait qu’à augmenter la gravité de la trahison). Le seul point positif que j’y vois est le développement des personnages, grâce à une discussion qui nous en apprend plus sur le passé des protagonistes concernés. Cependant, cela aurait très bien fonctionné avec juste de l’amitié. Un livre jeune adulte sans romance, c’est très bien aussi non?

Pour être honnête, j’ai également trouvé les motivations du grand méchant un peu faibles. Même si les révélations finales sont  bien amenées et plutôt surprenantes, les fils du « complot » sont un peu trop gros et faciles. La fin ne m’a cependant pas déçue. J’ai hâte de lire les autres tomes de cette série sur la jeunesse des héros, pour voir s’ils seront réussis.

Je n’ai pas eu de coup de cœur à cause des détails cités ci-dessus, mais j’ai fini mon livre avec un grand sourire. Ce livre m’a amusé et fait passer un très bon moment. Il n’est pas révolutionnaire, mais nous offre des personnages principaux très positifs et, en plus, un monde qui n’est pas tout blanc et hétéro. Ce n’est peut-être pas fait pour les fans des comics et connaisseurs, je le reconnais. J’ai cependant découvert avec plaisir Leigh Bardugo avec le livre et j’ai hâte de me plonger dans les univers qu’elle a elle-même crée, vu ce qu’elle a su faire de celui-là. Si vous voulez passer un bon moment avec un livre léger qui donne le sourire, n’hésitez pas, Wonder Woman Warbringer est fait pour vous!

Informations pratiques:
Publié en août 2017 chez Bayard Jeunesse, 400 pages (16.90€).
Premier tome d'une série de livres sur la jeunesse des super-héros. (4 en tout je crois)
Existe en livre numérique (10.99€)

 

 

19 réflexions au sujet de “Wonder Woman, Warbringer, Leigh Bardugo”

  1. J’avais envie de le lire suite à de beaux avis, mais le fait que Plumesdelune et toi n’ayez pas aimé et argumentez avec des éléments qui sont susceptibles de ne pas me plaire non plu fait que je révise mon jugement. Je ne compte pas l’acheter mais, si l’occasion se présente (emprunt, occaz’), je tenterai pour me forger mon propre avis.^^

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