Chronique

À fleur de peau, James Barnaby

Résumé:

Brillante étudiante de 19 ans à l’université du Wisconsin à Madison, Jane souffre de  » fugues temporelles  » depuis l’enlèvement dont elle a été victime huit ans plus tôt, dans des circonstances qui n’ont jamais été élucidées et dont elle ne garde aucun souvenir. En vacances comme chaque été dans le chalet familial au bord du lac Mendota, elle est seule avec son beau-père, sa mère ayant dû repartir précipitamment à Chicago pour son travail. Dans la nuit, la jeune fille se réveille avec les mains ensanglantées, un couteau à ses pieds. Richard gît à ses côtés, égorgé… Jane le sait, elle a tout de la coupable idéale. Pour le procureur du comté et la police de Madison, l’affaire est claire : l’étudiante a commis cet acte odieux dans une crise de folie. Ce n’est pourtant pas l’avis de Joseph Sleuth, l’agent local du FBI, qui penche pour un assassinat politique maquillé en crime familial. Leader du parti écologiste, Richard briguait le poste de sénateur et comptait de nombreux ennemis à la Bourse des valeurs agricoles de Chicago, le puissant et influent lobby des céréaliers. Libérée sous caution dans l’attente de son procès, Jane est prise en charge par un spécialiste de l’hypnose. Au fil des séances elle retrouve peu à peu la mémoire. La réalité se dessine, effroyable…

Comment ce livre est-il arrivé entre mes mains?

Je l’ai reçu dans le cadre de mon partenariat avec la maison d’édition.

Mon avis:

Jane n’est pas guéri comme le croit son psychiatre. Les « fugues temporelles » ont repris depuis quelques temps. Elles avaient commencé après son enlèvement à 11 ans. Elle est depuis devenue étudiante et adore ses études. Cependant, elle a toujours peur de ces black-out dont elle n’a aucun souvenir. Pendant ses vacances, elle se réveille une nuit devant le corps ensanglanté de son beau-père, couteau à la main, sans aucun souvenir… Tout le monde la croit coupable, en dehors de sa mère et d’un mystérieux agent du FBI, Joseph Sleuth.

Le style est agréable et, passé les premiers chapitres qui sont un peu lents, l’histoire se lit vite et facilement. La narration suit différents points de vue et apporte ainsi du rythme en augmentant le suspens. Un des points forts de cette histoire est l’impossibilité de savoir qui croire. Jane elle-même ne peut se faire confiance: on s’attache beaucoup à elle, mais on se sait pas si elle est fiable.

Faire une chronique de thriller est toujours difficile: il faut trouver le juste milieu entre donner assez d’éléments pour justifier son avis et ne pas trop en dévoiler pour ne pas gâcher le plaisir des futurs lecteurs. Je peux vous dire que l’auteur utilise des éléments de l’histoire récente des Etats-Unis qui m’ont beaucoup plu. On sent que l’auteur a fait des recherches. Il a vraiment tiré l’idée jusqu’à l’extrême, même un peu trop. Il faut parfois pousser la « suspension de crédulité » loin pour suivre l’histoire.

J’ai deviné un élément clé très rapidement avec un indice vraiment évident. Je pense que c’est voulu et ça ne gâche pas vraiment le récit. Les révélations suivantes sont cependant moins surprenantes.

J’ai beaucoup aimé l’utilisation de l’hypnose dans cette histoire. C’est une discipline entourée de mystère, parfois sulfureuse et qui entre peu à peu dans les mœurs. L’auteur a su en exploiter les limites, les zones grises et les dérives.

Les « méchants » sont détestables et sortent des horreurs sexistes et psychophobes, notamment sur l’autisme (« une coquille vide, une sorte d’autiste« ). On sait que les personnages en question ont tort mais c’est parfois brutal. Je pense que ça peut heurter quelqu’un qui est concerné par la question.

J’ai plutôt apprécié ma lecture qui a su stimuler mon imagination. J’avais échafaudé une théorie qui évoluait avec les évènements, ce que j’adore faire dans les policier/thriller. Je trouve certains éléments un peu trop tiré par les cheveux, ce qui a diminué mon plaisir de lecture. J’ai tout de même passé un bon moment en compagnie de Jane et de l’inspecteur Sleuth.

Informations pratiques:
Publié en octobre 2018 par De Borée, 443 pages (21€).
Existe en livre numérique ((2.49€).

3 réflexions au sujet de “À fleur de peau, James Barnaby”

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s