Chronique

My sister, The serial killer, Oyinkan Braithwaite

Résumé:

« Korede is bitter. How could she not be? Her sister, Ayoola, is many things : the favorite child, the beautiful one, possibly sociopathic. And now Ayoola’s third boyfriend in a row is dead.
Korede’s practicality is the sisters’ saving grace. She knows the best solutions for cleaning blood, the trunk of her car is big enough for a body, and she keeps Ayoola from posting pictures of her dinner to Instagram when she should be mourning her « missing » boyfriend. Not that she gets any credit.
Korede has long been in love with a kind, handsome doctor at the hospital where she works. She dreams of the day when he will realize that she’s exactly what he needs. But when he asks Korede for Ayoola’s phone number, she must reckon with what her sister has become and how far she’s willing to go to protect her. »

Korede, infirmière, est amoureuse de Tane, un collègue médecin. Sa soeur Ayoola, belle et sociopathe, tue son troisième amant et c’est encore à Korede de faire disparaître le corps et toutes les traces du meurtre. Lorsque Ayoola jette son dévolu sur Tane, la jeune femme se demande alors comment continuer à protéger sa sœur, sans risquer la vie de l’homme qu’elle aime.

Comment ce livre est-il arrivé entre mes mains?

J’en ai entendu parler sur Youtube lors de sa sortie américaine. Le concept m’a tout de suite intrigué et j’ai fini par me l’acheter en VO, le titre français me déplaisant un peu trop (non, serial killeuse, je ne m’en remets pas )

Mon avis:

Ce livre est une succession d’entrée écrite par Korede, comme un espèce de journal intime. Infirmière, elle a un problème: sa petite sœur, Ayoola, magnifique mais qui a une tendance à faire disparaître violemment ses petits amis en « légitime défense ». Elle doit nettoyer derrière elle et la protéger, mais elle est amère. Benjamine et enfant préférée de sa mère, Ayoola obtient toujours ce qu’elle veut alors quand elle pose son dévolu sur Tane, le médecin qu’aime Korede depuis des années, la situation se complique….

La narration est totalement subjective car elle nous offre uniquement le point de vue de Korede. On sent derrière la colère et l’amertume de l’infirmière, des années à être éclipsée par la beauté de sa sœur ainsi que le poids de ses responsabilités en tant qu’aînée. Elle doit protéger sa sœur, s’occuper de sa mère et mener sa carrière sans pour autant recevoir de gratitude ou si peu. Korede est ordonnée, méticuleuse et organisée au point d’en devenir maniaque. Elle est également dure avec les collègues qu’elle voit comme feignants, mais révèle son coté plus tendre face à son médecin de cœur. En la suivant au fil des semaines, je me suis beaucoup attaché à elle. Bien que je n’ai jamais eu à faire face au même « problème » (heureusement), je comprends la fidélité et l’amour qu’elle porte à sa petite sœur. Être l’aînée c’est parfois s’ajouter des responsabilités sur les épaules (même quand personne ne vous le demande).

J’ai beaucoup aimé cette lecture qui derrière une histoire de meurtres, parlent avant du des femmes et de leur statut. Le récit évoque le colorisme, le culte de la beauté et la propension des hommes à toujours croire les jolies filles tout en abordant également la violence sous différentes formes.

Il ne se passe pas énormément de chose, mais Korede nous raconte peu à peu la vie de sa famille avec ce père qu’elles honorent tous les ans mais dont le souvenir continue à les effrayer encore aujourd’hui. On comprend peu à peu plus l’évolution non seulement de notre héroïne mais aussi sa sœur. J’ai trouvé ce récit vraiment bien construits. Malgré le point de vue limité, étant à la première personne, j’ai trouvé l’ambiance vraiment prenante. C’était comme ouvrir une petite fenêtre sur la société nigérienne que je ne connais pas.

Cette lecture n’est pas pleine d’action ou avec beaucoup de suspens. C’est une chronique sur la vie de deux sœurs qui en apparence sont ordinaires, mais qui cachent un terrible secret. C’est également l’histoire de l’amour entre sœurs, la fidélité familiale et la complexité de l’être humain. J’ai beaucoup aimé ma lecture et je vous la recommande si l’histoire vous attire.

Informations pratiques:
Publié par Delcourt Littérature en février 2019, 244 pages (18.50€)
Existe en poche (7.20€) et livre numérique (7.20€).
Titre français: Ma sœur, serial killeuse.

6 réflexions au sujet de “My sister, The serial killer, Oyinkan Braithwaite”

  1. J’attendais ton avis avec impatience, ce titre m’intriguant beaucoup. Je pensais qu’il y aurait bien plus d’action alors qu’on a l’air d’être dans un roman de vie et de sœurs dans laquelle la psychologie des personnages est importante. Ton avis me permet donc de recadrer mes attentes, histoire d’apprécier le roman à sa juste valeur 🙂

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