Chronique

Stalking Jack the Riper, tome 1, Kerri Maniscalco

Résumé:

Seventeen-year-old Audrey Rose Wadsworth was born a lord’s daughter, with a life of wealth and privilege stretched out before her. But between the social teas and silk dress fittings, she leads a forbidden secret life.

Against her stern father’s wishes and society’s expectations, Audrey often slips away to her uncle’s laboratory to study the gruesome practice of forensic medicine. When her work on a string of savagely killed corpses drags Audrey into the investigation of a serial murderer, her search for answers brings her close to her own sheltered world.

Résumé français (Editions Milan):

1888, quartier Est de Londres. Depuis quelque temps, des meurtres sanglants et horribles touchent les femmes de petite vertu de Whitechapel. Une jeune femme, de bonne famille, en avance sur son temps, enquête au côté de son oncle, médecin légiste.

Comment ce livre est-il arrivé entre mes mains?

J’ai entendu plusieurs fois ce livre mentionné par une de mes booktubeuses préférées et j’avais également lu de bonnes chroniques pour sa traduction française. Je n’avais pas fait le lien, mais j’ai fini par le prendre sur Audible. J’ai découvert qu’il était traduit en allant sur Livraddict et que c’était un livre que je voulais aussi lire dans sa version française. Les titres, couvertures et résumé étant assez différents, je me pardonne l’erreur 😀

Mon avis:

Nous voici plongés à Londres, la pire année possible pour flâner dans les rues de Whitechapel, 1888. Celui qui ne s’appelle pas encore Jack l’éventreur a commis ses premiers crimes et Audrey-rose Wadsworth aide son oncle dans l’autopsie. Bien sur, une jeune femme de bonne famille comme elle ne devrait pas se soucier de meurtres et de sciences médico-légales, mais elle n’en a cure et en cachette de son père paranoïaque, elle apprend à pratiquer des autopsie et à en tirer des conclusions, ce qui va la lancer en compagnie du très agaçant et charmant Thomas Cresswell sur la piste du monstre qui hante les nuits de Whitechapel…

Audrey-Rose se moque des stéréotypes de genres et des limites que la société voudrait lui imposer, en particulier son père. Elle refuse autant qu’elle le peut les contraintes injustes et sexistes de son époque. Sa colère et les injustices qu’elle vit, mais surtout dont elle est témoin, sont bien décrites et donne un ton résolument féministe à cette héroïne qui ne se laisse pas faire et se débat autant qu’elle peut contre le sexisme, tout en ayant conscience de ses privilèges. Sa passion pour les sciences médico-légales la font parfois vaciller dans ses convictions: est-elle une bonne personne? comment peut-elle apprécier être témoin de telles horreurs? J’ai bien aimé cette héroïne qui est loin d’être parfaite. Intelligente, engagée et raffinée, elle peut être également obstinée et inconsciente du danger. Son entourage a tellement surestimé les risques d’une vie hors des stéréotypes, qu’elle a parfois du mal à ne pas les sous-estimer.

La galerie de personnage est bien construite autour de notre héroïne. Même si Thomas Cresswell est un peu cliché dans le genre hyper intelligent, peu sociable, arrogant et charmant à la fois, leur duo fonctionne bien. La famille Wadsworth a également une dynamique bien construite: la relation entre Audrey-Rose et son frère est vraiment chouette, le père est détruit par la mort de son épouse, l’oncle est totalement plongé dans ses études, la tante est là pour tenter de faire rentrer dans les normes sa nièce et la cousine est une jeune femme en apparence très obéissante, mais qui sait plier les règles à son bon vouloir. Bref, le reste des personnages apportent chacun des éléments, mais si vous cherchez vraiment à deviner le coupable, vous le trouverez. Cela ne gâche pas le plaisir de lecture à mon goût, mais c’est mieux de le savoir.

L’enquête en elle-même est bien menée et les différents rebondissements vous envoie dans différentes directions, même si je vous avoue avoir trouvé mon suspect rapidement et rien ne m’a fait douter de sa culpabilité. Je lui ai juste ajouté différents complices avec plus ou moins de succès…

J’ai vraiment apprécié que l’accent soit mis sur les victimes du tueur en série londonien. On a toujours trop tendance à parler du meurtrier et d’en faire une légende, en particulier Jack l’éventreur, sans une pensée pour les femmes qu’il a monstrueusement assassiné. Dans ce roman, elles sont importantes. Leurs corps sont autopsiés bien sur, mais leurs histoires comptent et on parle de leurs vies, de qui elles étaient avant le meurtre. Il y a des éléments un peu simples, mais qui forme un tout cohérent dans le récit avec le reste de l’enquête et un petit twist fantastique qui m’a plu.

En résumé, ce roman policier historique jeunes adultes m’a totalement emporté dans l’ambiance du Londres victorien de 1888 avec des scènes peu ragoutantes, un ton résolument féministe et une enquête bien ficelée, même s’il est possible d’en deviner la résolution assez rapidement. Le duo principal est complémentaire et leur romance qui est prévisible dès leur rencontre ne m’a pas dérangée. Je recommande cette lecture aux amateurs du genre, mais hélas, uniquement aux lecteurs anglophones car la suite n’est pas traduite en français.

Informations pratiques:
Publié en 2017 par Milan, 341 pages (15,90€).
Il existe également en numérique (10,99€)
Premier tome d'une tétralogie, mais seul le tome 1 est traduit en français.
Titre en français: Whitechapel, Autopsie tome 1

3 réflexions au sujet de “Stalking Jack the Riper, tome 1, Kerri Maniscalco”

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