Chronique

La dame de Reykjavík, Ragnar Jónasson

Résumé:

Soudainement poussée à la retraite, Hulda, inspectrice de 64 ans, est autorisée à rouvrir le cold case de son choix, le temps de voir arriver son jeune remplaçant. Elle se penche sur le cas d’Elena, une jeune russe retrouvée noyée il y a un an à 30 km de Reykjavik. Traitée par un collègue négligent, la mort de cette demandeuse d’asile est sur le point d’être classée. Mais Hulda refuse de laisser Elena tomber dans l’oubli… L’atypique inspectrice se jette à corps perdu dans cette enquête.

Comment ce livre est-il arrivé entre mes mains?

Je voulais lire un polar nordique mais je ne savais pas quel auteur tenter. Celui-ci était disponible à l’emprunt sur Kindle donc je l’ai choisi.

Mon avis:

Je vais être assez brève dans cette chronique car je n’ai pas énormément apprécié ma lecture. Comme c’est un mystère, je ne veux pas trop en révéler si vous voulez tenter.

Un point positif que je reconnais au roman est son personnage principal. Hulda est une femme de 64 ans à l’aube de la retraite, solitaire et un peu aigrie. Ce premier tome nous offre une construction du personnage en plusieurs étapes. Peu à peu ses secrets se révèlent en même temps que ceux de l’enquête. Il y a pourtant des éléments qui m’ont chagrinés. Au-delà de certaines facilités, certains schémas narratifs que je n’apprécie pas sont utilisés.

L’héroïne n’est pas une enquêtrice d’exception sur ce coup et fait des erreurs (et pas des petites). Elle est très amère face à la retraite qui lui est imposée et elle rumine ce qui la fait prendre de mauvaises décisions. Sa carrière a été pénalisée par le sexisme de ses collègues et de la société ce qui donne une dimension intéressante à ses relations professionnelles. Hélas, elle finit même pas douter de son interprétation en écoutant ces mêmes hommes. Hulda est une femme compliquée, têtue, brisée par des drames personnelles mais elle veut que son travail soit bien fait, ce qui l’amène à mépriser certains de ses collègues.

La petite note de douceur et de positivité vient d’une histoire romantique naissante pour HUlda avec un médecin retraité. Ils partagent la passion du grand air et sont très mignons ensemble.

Parfois, on devine le coupable et cela ne gâche pas le récit car c’est bien fait. Ici, j’ai trouvé le coupable très peu de temps avoir l’avoir rencontré (assez tôt) et je n’ai pas douté un instant malgré les autres pistes lancées par l’auteur. Une fois mes doutes confirmés, j’ai eu du mal à garder de l’intérêt pour le récit.

La fin est originale, mais elle ne m’a pas plu du tout. Ce n’est pas mauvais, mais c’est surement trop sombre pour moi. Elle nous laisse sur notre faim ce qui est un des rares éléments que je ne pardonne pas à un polar.

Le style de cet auteur n’est donc pas du tout pour moi et je vais continuer à chercher des polars nordiques plus à mon goût. Cette lecture m’a tout de même permis d’affiner mes goûts et me permettra surement de mieux choisir à l’avenir. SI vous aimez les ambiance très sombres (pas dans le sens violent, mais plus déprimant, sans espoir) et que les personnages brisés vous plaisent, ce roman peut tout à fait vous convaincre!

Informations pratiques:
Publié en 2018 par France Loisirs, 331 pages (occasion seulement).
Il existe également en Broché La Martinière (21€) en numérique (14,99€), livre audio (19,99€) et en poche (7,70€)
Premier tome d'une Trilogie, Hidden Iceland.
Titre original: Dimma

4 réflexions au sujet de “La dame de Reykjavík, Ragnar Jónasson”

  1. Je vais rester sur tes impressions et ne pas le lire, mais la question du sexisme semble intéressante, et d’un côté réaliste dans le sens où je ne doute pas que certaines femmes finissent par douter de leurs propos devant le nombre d’hommes prêts à « rétablir la vérité » ou prouver qu’on « a mal compris ».

    Aimé par 1 personne

    1. Je suis en train d’affiner mes goût en polars. Je découvre petit à petit ce que j’aime te ce que j’aime moins!
      Pour le sexisme, c’est intéressant, même si le doute final (réaliste en effet) m’a fait douter aussi: je ne sais pas si c’est volontaire pour souligner encore plus le sexisme ou pour le minimiser. Comme je ne lirai pas les autres, je n’aurais jamais la certitude donc on va lui donner le bénéfice du doute!

      Aimé par 1 personne

  2. J’ai été très déçue de ce livre, le premier que je lis de l’auteur. J’ai trouvé Hulda insupportable tellement elle est aigrie et je n’ai pas forcément aimé le parti pris de l’auteur à propos du sexisme et du jeunisme. Je trouve ça intéressant de traiter le sujet mais j’ai trouvé qu’il en faisait beaucoup trop, tous les hommes (à part le petit ami d’Hulda) sont des abrutis finis, et les femmes plus jeunes sont arrivistes, à croire que seul Hulda, de son point de vue, sait faire son boulot. Bref, pas une réussite pour moi ^^

    Aimé par 1 personne

    1. J’ai trouvé le sexisme assez réaliste, mais en effet Hulda est très aigrie et son point de vue sur le monde est déprimant à lire, ce qui rend le truc peu agréable ! Pareil, bien déçue donc je passe mon tour pour cet auteur!

      J’aime

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