Chronique

New Victoria, tome 1, Lia Habel

Résumé:

Bienvenue à New Victoria.

La guerre a anéanti les États-Unis. Sur les décombres, une nouvelle civilisation a éclos : le dernier refuge de la morale d’un temps révolu.

Car l’avenir est terrifiant. Aux frontières du pays, des combats armés font rage, opposant le régime politique en place à des rebelles sanguinaires qui semblent résister à tout, même à la mort.

Nora a un destin tout tracé : épouser un membre de la haute société et collectionner les robes de bal. Faire honneur à la mémoire de son père, l’éminent docteur Dearly.

Rien, dans sa délicate éducation victorienne, ne l’a préparée à un violent kidnapping, ni à survivre dans le camp d’une faction rebelle. Et pourtant, elle devra devra surmonter ses craintes et ses préjugés pour comprendre la nature du véritable danger qui menace les vivants… comme les morts !

Comment ce livre est-il arrivé entre mes mains?

Je l’ai acquis lors de l’OP Bragelonne de juin 2018. Bon, vous allez me dire, Hélène es-tu maso? Tu as peur des zombies et paf tu prends un livre avec PLEIN de morts-vivants. J’ai cédé à la curiosité car j’avais vu une chronique intéressante sur le blog « Premiers chapitres » (inactif aujourd’hui) qui m’avait convaincue. Malgré les zombies, le contexte néo-victorien m’a attiré.

Mon avis:

Nora est une jeune fille de bonne famille dans la société neo-victorienne. Orpheline, on attend d’elle qu’elle fasse honneur au nom de son père, médecin reconnu et héros. Elle a cependant des hobbies peu recommandables pour une demoiselle, en particulier sa fascination pour les histoires des « punks », rebelles qui défient régulièrement le gouvernement de New Victoria et font des incursions sauvages en dehors de leur territoire. Malgré cela, elle n’est pas du tout prête à faire face à son agression par des monstres et son enlèvement par des créatures qui remettent en cause tout ce qu’elle croyait savoir sur son univers et même sa famille…

Le récit propose plusieurs points de vue en plus de celui de Nora: Bram, un des kidnappeurs, Pamela, sa meilleure amie ainsi que autres qui s’ajoutent au fur et à mesure des révélations. Le rythme qui en ressort est dynamique et permet de ne pas trop s’ennuyer, même si par moment certaines histoires sont moins intéressantes et on est impatient de revenir aux précédentes. Ce choix de narration permet aussi de brosser un tableau global de la situation, comme des pièces de puzzle qui s’emboîtent.

Le ton global de l’histoire est amusant, malgré les situations dramatiques qui se succèdent. Les échanges entre les personnages sont assez savoureux et le principe des zombies de cette histoire permet ce ton léger entrecoupé de moments plus intenses.

Les zombies ne sont globalement pas trop effrayants (selon mes standards qui sont pourtant très difficiles). J’ai tout de même lu en diagonale certaines scènes pour comprendre le déroulé global sans être terrorisée. Malgré l’originalité du monde, l’histoire nous propose tout ce qu’on attend d’un récit avec des zombies ou d(un monde victorien. J’ai l’impression que le mélange de modernité et de la période victorienne est un « fantasme » de « booknerd » ( ce qui n’est pas une mauvaise chose et j’en suis totalement une). L’impression que cela m’a donné est assez bizarre: original, piquant, intriguant par moment, mais avec également des scènes très attendues et classiques.

Les histoires d’amour ne m’ont pas vraiment plu. Elle sont transparentes avant même que les personnages ne se rencontrent et un peu trop guimauve. De plus, pour la romance principale, même si c’est une métaphore des différences, de l’amour au-delà de toutes les barrières, cette barrière là est dure à avaler pour moi! Cependant, c’est vraiment personnel, tout le monde ne sera probablement pas dérangé par cet aspect.

Bien que j’ai été assez peu surprise par les révélations, les personnages promeuvent un message d’acceptation des différences dans une société refermée sur elle-même. J’ai également retrouvé en arrière-plan, une critique de l’importance des apparences et une volonté de libération des femmes qui me touchent toujours quand je les remarque.

Ce fut une lecture légère, un peu gore et avec une histoire très classique malgré un univers original. La romance ne m’a pas emballée, avant tout par sa prévisibilité, ce qui a diminué mon plaisir. Je pense que les amateurs de zombies et de romances pourront totalement trouver leur compte dans cette duologie, je ne sais pas si je prendrais la peine de lire la suite. Je n’ai pas détesté: pour résumer, c’était moyen!

Informations pratiques:
Publié en août 2012 par Castelmore, 576 pages (17.20€)
Premier tome d'une duologie, New Victoria.
Existe en livre numérique (9.99€).
Titre Original: Dearly Departed.
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6 réflexions au sujet de “New Victoria, tome 1, Lia Habel”

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