Chronique

Ravage, René Barjavel

Résumé:

Paris 2052; dans une France où la Ville prospère , où le Progrès de l’homme éclate, où l’électricité, devenue indispensable, a même remplacé l’agriculture, tout semble possible et l’Homme n’a même plus peur de la mort. Pourtant, après une formidable panne électrique, la ville est brusquement plongée dans le chaos.
Une panique effroyable prend les Parisiens, laissant les hommes en proie à leurs instincts les plus primaires: égoïsme, folie, pillages, tuerie, barbarie…

Comment ce livre est-il arrivé entre mes mains?

J’ai acquis le livre numérique de cet ouvrage il y a quelques mois car je voulais lire des dystopies classiques et, bien qu’il ne soit pas vraiment classé dans le genre, j’ai été attirée par le résumé. Je n’avais, en plus, encore jamais lu de Barjavel, c’était l’occasion de découvrir son premier roman.

Résumé:

En 2052, le monde est entièrement dépendant de l’électricité et de la technologie. La médecine soigne presque tout et l’on se déplace d’un bout à l’autre du monde en quelques heures. A part la médecine, il faut avouer que Barjavel a visé plutôt juste. La description de la technologie futuriste est  très amusante car à la fois visionnaire et limitée par l’époque d’écriture (1943). Sauf qu’un cataclysme a lieu d’un manière qui rappelle une bombe IEM gigantesque (impulsion électromagnétique). L’électricité disparaît d’un coup: la France (et le reste du monde pour ce que l’on en sait) passe d’une société moderne et policée au début du 18ème siècle. Le chaos se propage entre incendie, choléra, bande de pilleurs meurtriers et pénurie d’eau ainsi que de nourriture.

Le héros François est un étudiant chimiste, amoureux de Blanche, une amie d’enfance récemment devenue star des ondes. Sauf que Seita, le patron de la radio où elle travaille est fou d’elle et leurs fiançailles sont rapidement annoncées. Elle ne l’aime pas, mais il a de l’argent et du pouvoir, elle va pouvoir s’amuser. Elle sait que François la voit uniquement comme femme au foyer et mère de ses enfants, alors qu’elle aime ce monde de strass et paillettes qu’elle vient de découvrir. Notre héros décide de la sauver d’elle-même, mais à ce moment, l’électricité disparaît et cela va les entraîner dans un voyage à travers la France dévastée, plein de dangers et de violence.

J’ai aimé les premiers chapitres. La présentation de l’univers a le charme un peu désuet des vieux romans d’anticipation. C’est bien écrit et on s’imprègne totalement de ce Paris imaginaire. Mention spéciale au steak géant qui est produit grâce à une machine et des nutriments. Les cuisiniers lui injectent la saveur que vous voulez et elle vous apporte les nutriments nécessaires. La critique de l’abus de technologie est clairement exposée au fil des pages avec l’envie du retour à la terre et, plus tard, la valeur du travail manuel mise en avant par rapport aux machines remplaçant les humains.

Je pense que vous l’avez senti venir, mais ce roman m’a dérangé au plus haut point. Remis dans son contexte, l’histoire est encore plus perturbante à cause de l’écho des valeurs du Travail et de la Famille. Le pire étant la société qui se construit à la fin de l’histoire digne de mes pires cauchemars. Je me suis demandé comment un livre aussi réputé pouvait avoir un tel discours. Me manque t-il des éléments de compréhension? Je crois savoir que Barjavel ne défendait pas d’idéologie particulière, mais son roman a tout de même été encensé par le journal collaborationniste « Je suis Partout ». (édit: ce fut une récupération politique non désirée par l’auteur)

Ce livre est sombre et violent. Les hommes sont largement déshumanisés par la société moderne de Barjavel et se transforment en bête quand elle s’effondre. Seul certains gardent un sens moral et une capacité à agir sans devenir des monstres sanguinaires. Les personnages subissent de terribles épreuves, combattent d’autres survivants qui les attaquent et surtout doivent survivre aux terribles incendies provoqués par la maladresse humaine. François deviendra un leader évident parmi son groupe de survivants et les guidera vers la terre de ses parents. Si le but est de présenter un monde qui a totalement dégénéré (avant et après le cataclysme), c’est plutôt bien réussi. 

Mes plus gros problèmes sont la misogynie et le racisme de ce livre. Il promeut des valeurs qui me débectent et les trois protagonistes féminins sont horriblement caricaturaux. Blanche est vénale et profondément stupide (une fois le cataclysme passé, elle n’a plus aucune personnalité), Colette ne sert pas à grande chose et la dernière est enceinte, c’est tout ce que j’ai retenu d’elle ou presque. Il faut avouer que les personnages masculins sont également très caricaturaux, mais au moins, ils agissent et ont plus de 3 répliques dans le roman. Quant au racisme, entre l’utilisation à tout bout de champ du mot « nègre » et les remarques faussement positives sur certains éléments de la société africaine, j’ai souvent eu la nausée. Citations choisies pour illustrer mon malaise:

« Leurs qualités viriles se développèrent. Les plus mous durent acquérir du caractère pour faire régner la paix entre leurs femmes ».

« Mais la plupart des jeunes filles furent la proie d’une sorte d’étrange langueur qui leur ôta toute possibilité de s’en aller. Ce fut du moins ce qu’elles déclarèrent »

Vous ne rêvez pas la deuxième parle bien d’agressions sexuelles, car on sait bien qu’au fond elles aiment ça. 

F That!

Bref, je sais que cette histoire a été écrite à une autre époque et que juger le passé à l’aune des valeurs actuelles est aberrant. Cependant, il y a une limite. J’ai lu des ouvrages bien plus anciens et moins  rétrogrades. L’idée serait-elle de passer d’une société corrompue par l’oisiveté et l’abus de technologie à une société proche de la terre et dictatoriale car de toute façon la nature humaine est pourrie? Je n’adhère pas non plus à ce pessimisme assez désespérant. 

Enfin, il y a une scène qui semble dérisoire face au reste, mais c’est choquant dans le contexte du roman: un autodafé. Sachant que la publication de ce roman a eu lieu à peine 10 ans après celui de Berlin, cela m’a vraiment frappée, en particulier car cela se produit dans la société en reconstruction, qui va dégénérer elle aussi.

N’hésitez pas à me dire si je n’ai pas compris ce livre selon vous, car il est présenté par beaucoup comme un chef d’œuvre classique de science-fiction. J’y vois surtout un roman mettant en valeur les valeurs ultra-traditionnalistes d’une France qui a peur du progrès, de l’exode rural et de la destruction de la famille. Ce fut donc une déception gigantesque qui m’a plongée dans la perplexité et m’a fait grincer des dents comme jamais. L’intérêt principal de ce livre selon moi est qu’il est témoin d’une époque et d’une façon de penser. Je ne sais pas si je retenterai cet auteur qui m’a pourtant été conseillé plusieurs fois. Je ne recommande pas de commencer la lecture de Barjavel par ce roman, il a apparemment évolué par la suite (heureusement).

Edit: Spoiler: La fin « punit » tout de même François car il est tué par une machine à vapeur ré-inventée par une de ses ouailles. Le patriarche devient fou et tue l’homme en vociférant contre la technologie. Cependant, il finit emporté par ladite machine et meurt. Le refus de toute technologie n’est donc pas la solution non plus. Mais il meurt à 129ans, avec 228 enfants, grâce à son mode de vie plus sain qu’avant le cataclysme. Qu’en déduire du message proposé? En tout cas, ce livre m’a vraiment perturbée, au moins il fait réfléchir: j’y pense encore souvent et, même si certains aspects sont à mes yeux assez indiscutables et pas vraiment excusables (misogynie et racisme), je ne cesse de remettre en question mes conclusions, y revenir, douter,…

PS: j’ai eu un échange très intéressant dans les commentaires avec Tery, pour un complément d’info si cela vous intéresse.

Informations pratique:
Publié en 1943.
Existe en poche (8.30€) et livre numérique (7.99€).

 

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26 réflexions au sujet de “Ravage, René Barjavel”

  1. Je n’ai jamais lu ce roman, mais ton avis fait froid dans le dos. Ne connaissant pas l’auteur, je ne sais pas si c’est le cas, mais j’espère que ce racisme et cette misogynie ambiants sont une manière pour lui de dénoncer ces deux fléaux….

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    1. Hélas, de ce que j’ai lu, ses opinions sont vraiment très conservatrices et la dénonciation du racisme ou du sexisme, ce n’est pas vraiment son registre…
      Parce que j’ai buggé en lisant, je me disais, il va y avoir un twist ou une révélation finale qui remet tout en perspective… mais non, la fin endonce le clou 😐

      Aimé par 1 personne

    1. Il y a beaucoup de gens qui ne voit pas les choses comme moi, mais j’ai beau retourner l’histoire dans tous les sens, ça me perturbe^^
      J’ai lu plein d’avis, d’analyses et j’ai cogité, même après ma chronique. Ce livre me rend un peu zinzin^^

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  2. J’ai adoré Ravages, justement parce qu’il m’a dérangée. Tout ce dont tu parles, ce côté dérangeant, le racisme, la misogynie, tout n’est fait que pour envoyer le lecteur au monde qui l’entoure, et la lecture ne doit surtout pas se faire au premier degré. Et si, justement, s’il t’a fait cet effet, c’est que quelque part, ça a fonctionné. Barjavel d’après moi ne dit pas nécessairement que l’une ou l’autre des sociétés (au début ou à la fin) est meilleure. Je pense qu’il dénonce l’extrêmisme d’un côté comme de l’autre. Ce livre m’a effrayée au plus haut point, parce que ces caricatures (mais franchement, la dystopie n’est-elle pas une caricature, un trait de notre société poussé à son extrême ?) dont on se dit « mais n’importe quoi, il va trop loin », ces caricatures, donc, sont tout à fait plausibles… je pense qu’il a déversé dans ce livre les pires pulsions de l’être humain, peut-être comme un catharsis des horreurs qu’il a vues de la guerre (rappelons qu’il est né juste avant la PGM et a donc vécu 39-45, et que le roman est publié en 43). Je pense que la guerre exacerbe les peurs et les angoisses. Et tout son travail tourne autour de cette notion de peur de la technologie et la guerre. Je te conseille La nuit des temps, qui est plus abordable que Ravage selon moi.

    Pour info, Barjavel avait publié Ravages chez Denoël, et c’est suite à une interview déguisée par le journal « Je suis partout » que le roman et son message ont été récupérés et déformés (en tout cas pris et retranscrits au premier degré). Je te propose la lecture de cet article (http://barjaweb.free.fr/SITE/ecrits/Ravage/com_jsp_120343.html), et j’espère avoir sauvé Barjavel à tes yeux, parce qu’il est, et restera, un auteur formidable, qui peut changer, sinon des vies, au moins la vision que l’on se fait du monde et de nos sociétés. 🙂 => sorry pour la longueur du commentaire !

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    1. Merci de ton commentaire, cela m’intéresse vraiment d’avoir un avis différent qui me répond.
      Ok pour « Je suis Partout », la manipulation était à l’époque monnaie courante, je comprends.
      Ce qui me gêne malgré les explications que tu donnes, c’est que j’ai envisagé ce point de vue pendant toute ma lecture. J’aime les dystopies et je m’attends à être dérangée, bousculée. Cependant, comparée à d’autres lectures récentes (Kallocaïne, Nous Autres,…), je ne trouve vraiment pas que le message passe.
      La société et les personnages sont misogynes, cela peut servir à mettre en exergue le problème que cela pose. Mais le narrateur l’est aussi, tout comme la façon dont ont été pensé les personnages féminins. Pourquoi les femmes sont reléguées au rang de tapisserie dès le cataclysme alors qu’elles n’avaient déjà pas grand chose pour elles avant? Je veux bien que la fin dénonce un excès, mais pourquoi des femmes aussi creuses?
      Il a anticipé un grand nombre de problèmes liés aux technologies, à la dépendance que nous avons envers elle. Son avis est en effet ancré dans son époque, je comprend ce que tu veux dire par la peur augmentée de façon exponentielle par la guerre. Mais, comme dit plus haut, il est facile de lire entre les lignes pour voir les problèmes soulevés sur beaucoup de sujets (agriculture, élevage intensif, urbanisation et exode rural, gouvernement incompétent et où chacun essaie d’interpréter à son avantage les événements, excès de technologie ou trop passéiste,..). Du coup, je trouve la dénonciation de la mysogine pas du tout évidente.
      Je ne trouve pas de sources où il parle directement de cela. En aurais tu? Cela m’interesse vraiment.

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      1. Je manque beaucoup d’objectivité quand il s’agit de Barjavel, qui est un auteur que j’adore. Beaucoup le disaient misogyne, et c’est peut-être vrai. De droite. Ce qui est peut-être vrai.

        Je ne sais pas si ses points de vue sur la femme sont réellement misogynes ou simplement anti-féministes.
        Je te donne les liens de deux articles qu’il a écrits, qui peuvent révolter, certes, mais qu’il faut lire l’esprit ouvert. J’y vois plutôt un homme qui ne comprend plus la place qu’il occupe dans une société en plein boulversement (et oui, ce n’est pas l’apanage de la femme 😉 )
        Tu me diras ce que tu en penses !
        http://barjaweb.free.fr/SITE/ecrits/JDD/JDD_180977.htm
        http://barjaweb.free.fr/SITE/ecrits/JDD/JDD_140179.htm

        Et un autre article (toujours du même site) qui met un peu tout ça en perspective :
        http://barjaweb.free.fr/SITE/biographie/anti/index.html

        Mais les avis vont plutôt dans ton sens… Je pense qu’il faut nuancer, mais encore une fois, je ne suis peut-être pas objective, et il est possible que j’aie occulté des aspects de son écriture que je n’ai pas appréciées. J’étais très jeune à l’époque où j’ai lu une grande partie de son œuvre et je n’avais peut-être pas l’esprit critique que j’ai aujourd’hui. Il faudrait que je les relise !

        Aimé par 2 personnes

        1. Merci pour les liens, je vais aller lire tout ça après manger! On verra ce que j’en déduit 😊
          Merci, tu n’imagines pas à quel point je suis contente d’échanger sur ce livre car il m’a fait douter au plus profond de moi, en particulier de ma capacité d’analyse^^
          Nuancer un avis est toujours important, je suis d’accord avec toi.
          Je reviens quand j’ai fini de lire tes liens 😉

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            1. J’ai les articles qu’il a écrit et sa vision du monde est assez clairement patriarcale. Les femmes ont quand même un but assez clair dans la vie: les gosses et être aimée par un homme.
              Il ne se sent plus à sa place, c’est vrai, mais sa vision du monde est très conservatice. Enfants malheureux en crèche, surconsommation d’objet de femme (aspirateur, lave-vaisselle, rouge à lèvres,…), mal logement,… Il mélange à mon sens beaucoup d’éléments d’une société en pleine mutation et essentialise les femmes à leurs rôles de mère et d’épouse (ce qui me file des boutons), qui est brouillé et cause donce beaucoup de problème.
              Mysogine n’est pas le mot pour son propos, mais plutôt paternaliste (machiste de l’epoque aussi) et dans la méfiance face à une évolution un peu moins patriarcale.
              Qu’il soit de droite me semble clair, mais ça n’a pas vraiment d’importance, ce qui me gêne c’est sa vision des femmes. Sa phrase sur le fait que les hommes doivent aimer et presquer vénérer leur femme me hérisse le poil au plus haut point.
              Le reste de son discours relève d’une critique sociétale qui soulève des éléments importants, mais il se discrédite beaucoup à mes yeux à cause des bêtises sus-citées.
              Je lirai sûrement La nuit des temps, un jour, car j’en ai entendu beaucoup de bien, même si je risque d’être un peu méfiante.
              Merci pour tes sources et ton avis, tu m’as permis d’y voir plus clair 😊 même si nous ne sommes pas d’accord sur plusieurs points, ce fut intéressant!

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              1. Tu as mis le doigt dessus… misogyne ne me plaisait pas. Patriarcal et archaïque même, effectivement. Du coup, je relirai ses ouvrages avec un œil plus averti parce que c’est un aspect de son travail que je n’avais pas du tout relevé.
                Après, il faut le voir avec les yeux de l’époque. Il faisait partie d’une société où l’on représentait la femme se contentant d’un aspirateur pour son anniversaire, et n’aspirant qu’à acheter un fer à repasser… je dirais qu’il est le fruit de son temps… Merci en tout cas, pour cet échange ! 🙂

                Aimé par 1 personne

  3. J’ai lu adolescent de Barjavel : Ravages, la nuit des temps, le meilleur des mondes et le voyageur imprudent. J’aimais la science fiction et on me les avait conseillé. Malheureusement, contrairement à Aldous Huxley, le meilleur des mondes, légèrement antérieur à R.B., il n’a pas construit un univers bien documenté sur des découvertes scientifiques de l’époque. Il a construit une anticipation qu’il limite à ses préoccupations un peu réac. Lire Huxley ou Lovecraft, puis enchaîner avec Barjavel, c’est une transition douloureuse qui souligne combien l’époque n’a rien à voir dans les visions raciste et sexiste dont regorgent les livres que j’ai lu de Barjavel. Je ne suis pas surpris qu’il soit lu. Il paraît qu’il aide certains à se mettre à lire. Ce qui me surprend, c’est qu’il ne soit pas officiellement reconnu comme un écrivain réac. Et qu’aujourd’hui encore certains le présentent comme un écrivain de SF.

    Anecdote amusante :
    Je suis tombé il y a quelques années sur une de ses critiques sur le film « dernier tango à Paris » pour le journal du dimanche… L’homme du passé, qu’il était, chavire face au film qui détruit la puissance sexuelle d’un homme dépassé par la mort de sa femme.

    Extrait :
    Et le 4 février 1972 (article à propos du film Le dernier tango à Paris

    C’est le lyrisme de ces naïfs qui, appuyé par l’habileté des marchands, a fabriqué, par exemple, le mythe burlesque de l’art non figuratif et construit la gloire en or de Picasso, empereur glacé de la laideur, dès qu’il eut mis les deux yeux dans la même oreille. N’était-ce pas d’une sublime liberté ?

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    1. Merci de ton commentaire très intéressant! Cette anecdote est chouette, je reconnais bien sa vision des choses réac dans la critique (Tery avec qui j’ai eu une discussion intéressante au dessus m’a mis des liens où il parle de divers sujets et c’est dans la même veine!)
      Tu me rassures dans mon ressenti, cette lecture m’avais beaucoup ébranlée. Je m’attendais à un classique de SF et le roman m’avait vraiment heurtée!
      Le meilleur des mondes est dans ma Pile à lire et j’ai hâte de m’y plonger. Je n’ai pas testé Lovecraft depuis l’adolescence, mais j’en garde un bon souvenir, effrayant, mais fascinant.
      Je comprend ton interrogation sur le fait qu’il ne soit pas reconnu comme réac, cela m’a tellement sauté aux yeux dans Ravages. J’ai lu plusieurs analyses qui l’encense encore récemment alors que tu as raison, même d’un point de vue d’anticipation scientifique, c’est très approximatif.
      Quand je compare les valeurs de cette histoire à 1984 ou Nous autres, plus anciens, le contraste est flagrant! Ce n’est pas la vision « moderne » de la femme, mais ce n’est pas aussi patriarcal et sexiste…

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